Quel impact du coronavirus sur le marché de l’immobilier résidentiel ?

Tout d’abord, j’espère qu’en ce contexte, vous et vos proches êtes en bonne santé.

Pour cette lettre, dans ce contexte un peu particulier, j’ai décidé de vous livrer une rapide analyse des perspectives d’évolution du marché immobilier au sortir de cette crise.

La crise que nous vivons est exceptionnelle par son impact sur notre quotidien, néanmoins, elle suit un schéma habituel pour l’économie : baisse de la consommation, baisse de la confiance des ménages, krach boursier et dumping de l’économie par les banques centrales.

À ce stade, du côté de l’immobilier, le marché semble gelé : le nombre de transactions a fondu et en ce moment rares sont ceux qui s’intéressent au marché.

Pour bien comprendre l’impact de la crise sur l’immobilier, il faut diviser le marché de l’immobilier résidentiel en 3 : le marché de luxe, le marché de la résidence principale et le marché des investisseurs locatifs.

Concernant le marché de luxe et comme je le connais très mal je ne vais pas me risquer à une quelconque analyse de celui-ci.

Le marché de la résidence principale va être très durement impacté par cette crise, tout d’abord, par l’effet du chômage partiel et même du chômage tout court, nombre de Français risquent de voir leurs revenus baisser ou de perdre leur emploi. Il y aura donc moins d’acquéreurs, pour plus de vendeurs, ce qui inévitablement devrait engendrer une baisse des prix ; mais cette baisse ne sera pas nécessairement spectaculaire, probablement pas un krach immobilier, comme certains le prédisent. En effet, le gouvernement et la banque centrale mettront probablement tout en œuvre afin de soutenir le crédit immobilier. Mais le plus gros impact sera sans aucun doute un changement de mode de vie pour nombre de français : ceux qui vivent actuellement dans des villes de tailles moyennes en appartements ; il y a fort à parier que la situation actuelle va amener les Français à réfléchir à leur lieu de vie et, pour ceux dont les revenus ont moins été touchés par la crise, à envisager de déménager de leur appartement pour une maison. Cette tendance devrait faire plus baisser le prix des logements dans le centre des villes moyennes de manière beaucoup plus importante que le reste du marché. Paris, Lyon et les autres grandes villes seront beaucoup moins touchées du fait de la tension déjà existante, mais aussi du temps de transport à accepter pour pouvoir profiter d’une maison et d’un jardin.

Le marché des investisseurs locatifs, quant à lui, va profiter au maximum de cette crise :

Tout d’abord, en raison du contexte économique précédemment décrit ; beaucoup de célibataires et de ménages vont retarder leur achat de résidence principale, de nombreux autres ménages vont devoir vendre leur résidence principale et devenir locataire : le résultat étant donc une demande locative soutenue et même croissante. Ensuite, l’accélération de la désertification des centres des villes petites et moyennes devrait amener le gouvernement à aider l’investissement dans ces zones en maintenant les dispositifs de défiscalisation existants et en voir en les améliorant.

Enfin les petits investisseurs boursiers, échaudés par le krach viendront investir dans l’immobilier.

À l’inverse certains investisseurs devront se séparer en urgence de leurs biens suite à des problèmes financiers consécutifs de la crise.

Pour conclure, je pense qu’à la sortie de la crise il y aura un « trou d’air » qui verra les prix des transactions baisser pendant quelques semaines, le marché reprendra très vite son rythme d’avant et sa croissance modérée.

Petit fait intéressant, selon les premières études, la Chine aurait vu le nombre de divorces exploser au sortir de la crise du coronavirus. Si ce scénario venait à se produire en France, cela augmenterait le nombre de vendeurs de résidences principales, ainsi que le nombre de candidats à la location !

Alors bien évidemment à l’heure où j’écris ces lignes, nous n’avons pas encore de date de sortie de confinement, je vous invite donc malgré tout à prendre mes propos au conditionnel.

Nous sommes néanmoins convaincus que l’investissement locatif reste un excellent choix pour se construire un patrimoine, et en cette période de confinement nous restons à votre entière écoute afin d’échanger sur vos projets par téléphone, ou en visio.

Julien

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